Le coeur au bord de l'horizon, je m'évade loin, loin, loin. Il me suffit de fermer les yeux pour que mes pieds décollent de terre, pour que mon coeur s'emballe. Il me suffit de fermer les yeux pour oublier un instant l'agitation et le chaos de ma vie. Je suis un monde à moi toute seule, je suis une vie, un passé, un présent et un avenir lourd de souvenirs, de peines et de rêves. Je suis le vent, la pluie, je suis le temps qui cour, l'amour qui va et qui viens, l'espace infini, la liberté absolue, le silence qui fait mal, l'espoir, je suis une vie. Je suis comme une grande malle où j'entasse, les mots, les images de mon quotidien. Et cette malle, cette vie, ce monde que je représente à moi toute seule est un véritable bordel, un immense fouillis,
un dépotoir d'émotions . . .